A ces moments plagesques

il me semble me rappeler du debut d'octobre

la vision remontant de l'ocean, se balancant nonchalament

me plaque sur la rétine mon passé que je souhaite oublier.

Ou pas.

Pourtant, je suis une fille.

J'ai tendance à l'oublier.

Les sensations, les contacts, l'odeur des sensations me remontent violement

et je tourne la tête, et je me recroqueville dans ma chair, me voile les yeux

pour tenter de disparaitre à sa vue,

me soustraire au mirage réel.

Je suis une fille.

Ca se plante en plein mon coeur.

Ce que j'ai vécu, le tourbillon de cette année là remonte en plein mon cinéma intérieur.

je suis une fille.

Aucun attributs masculins ne vient se greffer à mon corps.

J'ai tendance à l'oublier.

Tout remonte à la surface

les corps à corps, les spots, les ballades biarotes, les rendez-vous assouvis.

Pourquoi ne suis-je pas un garçon?